Les trafiquants de noix de cajou retournent la veste à Bondoukou.

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Les trafiquants de noix de cajou s’engagent à mettre fin à leurs activités illégales dans la région du Gontougo. Pour joindre l’acte à la parole, ils ont décidé, dans un premier temps, il y a deux mois, vers la fin de la campagne 2021, d’équilibrer le préjudice causé par l’exportation frauduleuse de l’anacarde orchestrée depuis de nombreuses années. Ainsi, de 12 000 tonnes de noix de cajou timidement enregistrées, à la période de décision, le résultat du revirement des acheteurs de la région a été spectaculaire, atteignant 50 000 tonnes à la fin de campagne.


Cet exploit est l’œuvre de Sotigui Ouattara, président du GIE-APAZ (groupement d’Intérêt Économique des Acheteurs et Producteurs d’Anacarde du Zanzan). « Le Zanzan a perdu sa place de premier producteur national de noix de cajou, passant d’une production initiale de 150 000 tonnes par an à 17 000 tonnes. Cette régression a négativement impacté l’économie de la région. Des emplois ont été supprimés, entrainants les jeunes à l’orpaillage clandestin », a précisé Sotigui Ouattara.


Pour lever le blocus de développement dans le district du Zanzan, le président du GIE-APAZ, a décidé de réunir au sein de sa structure l’ensemble des producteurs et acheteurs du district. Ainsi, les trafiquants de noix de cajou, les acheteurs illégaux, les plus puissants et les autres, ont été impliqués. Désormais, les acteurs de la filière semblent parler le même langage, avec pour seul mot d’ordre : zéro noix de cajou vers les pays voisins. Pour garantir leur pleine adhésion, Sotigui Ouattara, a décidé de prendre le taureau par les cornes, en leur apportant des préfinancements.


De son côté, le Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA), salue la mesure et décide d’assurer l’accompagnement. En effet, malgré les grands moyens que déploie le CCA depuis plusieurs années pour freiner la fuite des noix de cajou vers les pays voisins, l’objectif n’avait pas été atteint. Les trafiquants, plus astucieux, affichaient, toujours, une longueur d’avance. On peut donc le dire, l’initiative de Sotigui Ouattara de sortir les trafiquants de noix de cajou de l’illégalité enlève une épine agaçante sous le pied du directeur général du CCA et du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.


Mieux, président du GIE-APAZ, a entrepris de se rapprocher des banques afin de garantir des prêts de préfinancement aux producteurs et acheteurs de noix de cajou du Zanzan. En plus, un impressionnant siège entièrement équipé situé au Lycée Résidentiel accueille dorénavant les acteurs de la filière anacarde de la région.

Cet exploit est l’œuvre de Sotigui Ouattara, président du GIE-APAZ (groupement d’Intérêt Économique des Acheteurs et Producteurs d’Anacarde du Zanzan).
Mieux, président du GIE-APAZ, a entrepris de se rapprocher des banques afin de garantir des prêts de préfinancement
Le président du GIE-APAZ, a décidé de réunir au sein de sa structure l’ensemble des producteurs et acheteurs du district.


Jean Michel.

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