Le monde entier pleure Manu Dibango.

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France 24, Rfi, samuel Eto. Le monde entier pleure et rend hommage à Manu Dibango, 86 ans, célèbre saxophoniste camerounais et légende de l’afro-jazz décédé des suites du coronavirus.  « Pour mon Papa, le ROI LION, Un homme fort, honnête, courageux et disponible s’en est allé. Tu es parti te reposer Papa, ton parcours force admiration et respect. Je ne pourrais pas m’aventurer à décrire ta biographie mais je retiens que tu as été un patriote, un citoyen du monde, un modèle mais surtout un symbole pour tout un peuple. Merci papa.  Ton écoute, tes éclats de rires et ta disponibilité sans faille vont nous manquer… Merci pour tes conseils et pour l’immense œuvre accomplie en tant que pionnier même si la vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille… Tu es parti, mais tu resteras en nous tes proches, enfants et petits-enfants.  Merci pour l’amour que tu as semé », écrit tristement le footballeur Samuel Eto’o sur sa page Intagram.

A son tour, RFI a décidé de dédier à l’artiste une édition spéciale le 24 mars de 13h10 et 14h00 (heures locales). Même son de cloche sur la chaine de télévision France 24 où l’artiste est intervenu à maintes reprises.  

En effet, la vie du vieux saxophoniste a été entièrement consacrée à la musique. Il s’est fait connaitre avec un tube planétaire, quelques accords au saxophone et un refrain entêtant, en 1972, Soul Makossa entre dans la légende. Étonnant destin pour cette face B d’un 45 tour, dont le titre phare était un hymne pour l’équipe de foot du Cameroun à l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations. Repéré par des DJ new-yorkais, le titre fera la conquête des États-Unis et connaitra mille vies. Manu Dibango accusera même Michael Jackson de plagiat sur un morceau de l’album « Thriller » avant qu’un accord financier soit trouvé.

L’artiste est né au Cameroun en 1933. C’est dans la chorale du temple, où sa mère est professeur, qu’il s’initie au chant, tandis que le gramophone parental lui fait découvrir les musiques françaises, américaines et cubaines, importées par les marins débarquant dans le port de Douala. Il a 15 ans quand son père l’envoie étudier en France, trois semaines de bateau pour arriver jusqu’au port de Marseille avec, comme il le raconte dans sa biographie, 3 kg de café dans son sac, une denrée rare dans la France de l’après-guerre, de quoi payer un mois de pension. C’est cet artiste au talent inné et immense que pleurent le monde de la musique.

Jacques Anderson

Le monde entier rend hommage à Manu Dibango… Photo; La Libreville.

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