Côte d’Ivoire : les djihadistes se déploient, la distraction n’est plus permise

0 100

Les djihadistes multiplient les attaques meurtrières aux portes ivoiriennes. Entre grelots, tambours, fanfaronnades, vuvuzela et autres, annonçant l’arrivée de l’ancien président, Laurent Gbagbo pour le 17 juin prochain et les attaques terroristes en cascade dans le nord du pays, la Côte d’Ivoire, dans son ensemble, doit-elle faire le deuil de la distraction ?


Pour rappel, des soldats de l’armée ivoirienne ont perdu la vie, le samedi 12 juin dernier, sur l’axe Téhini-Zepo-Togolokaye dans le nord-est de la Côte d’Ivoire. Un engin explosif artisanal a entraîné la mort de militaires et de gendarmes. Le bilan est lourd : on dénombre 3 morts et 4 blessés.

Cinq jours, plus tôt, un autre soldat ivoirien avait perdu la vie à Tougbo, localité située dans la région du Bounkani, précisément dans le département de Téhini. En effet, les attaques djihadistes sont récurrentes dans cette zone frontalière avec le Burkina Faso. La cible visée par les terroristes est de toute évidence les hommes en arme. Selon des observateurs, les violences constituent une forme de pression et d’intimidation sur les autorités d’Abidjan.

En ces temps qui s’annoncent difficiles au niveau sécuritaire pour le pays d’Alassane Ouattara, le mur ivoirien de l’unité cédera-t-il face aux humeurs des hommes politiques ? Pour une fois, les Ivoiriens ont bien intérêt à se serrer les coudes. Car les mouvements djihadistes ne font aucune distinction entre démocrates et non-démocrates. Abidjan doit choisir ; l’expression de la joie des uns et la colère des autres dans un contexte de menace contre tous, doit faire réfléchir les extrémistes des camps politiques antagonistes.


L’armée ivoirienne fait déjà face à un ennemi non localisé. L’ennemi est donc parmi les Ivoiriens, entre eux et autour d’eux. Pour le vaincre, ils doivent, dans un premier temps, se montrer solidaires de leur armée, solidaires de leurs enfants au front, sur les routes, dans les broussailles et dans les casernes. Désormais, leur ennemi commun se prénomme djihadisme qui étend ses ailes du Sahara à la Côte du Golfe de Guinée.

A lire aussi : BONDOUKOU : Le Ministre Adjoumani Exalte Le Maïs Hybride Aux Producteurs.

Le souvenir de l’attaque de Bassam est encore présent dans les mémoires et pousse à la réflexion. L’heure est à l’union des fils et des filles de la Côte d’Ivoire pour eux-mêmes, mais aussi contre ceux qui nourrissent l’espoir de soumettre ce peuple ou de les ‘’talibaniser’’ dans un ordre politique à visage dictatorial et inhumain. Comme dit l’adage, « quand tu refuses de mettre au dos l’enfant de ta sœur, c’est celui du singe qu’on finit par porter dans la contrainte ».


John Mour.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.