Bondoukou : Les populations se soulèvent contre le GMI.

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Les populations se sont soulevées, ce dimanche 19 avril, contre le GMI basé à Bondoukou. Elles disent ‘’en avoir marre des tracasseries policières’’ dont elles sont victimes, tous les jours, de la part des agents du Groupement mobile d’intervention. La tension était très vive au quartier Zanzan entre policiers et manifestants en colère. Même la présence du maire, Koné Hiliassou n’a pas permis de ramener le calme. 


Quelle est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ?
En effet : les policiers du GMI ont engagé, en début d’après-midi de ce dimanche, une course-poursuite digne d’un thriller américain qui s’est soldée par un accident de la circulation. Le fugitif au volant d’un véhicule de type Kia a été contraint de percuter un attiékédrome, situé à proximité de la supérette du Zanzan, faisant, du coup, deux blessés graves. Bamba Mantenin, une fillette de 2 ans a subi une fracture à la cuisse. Oumar, 21 ans, a été victime, à son tour, d’un traumatisme crânien. 


Évacués d’urgence au Centre hospitalier régionale (CHR) de Bondoukou, les blessés ont été abandonnés à leur propre sort, à en croire leurs proches parents. Pire, après sa radiographie, confirmant une fracture à la cuisse, la fillette de 2 ans s’est vue évacuer chez un tradi-praticien, situé au quartier Kamagaya, faute de moyens financiers. Pendant que le père d’Oumar, la seconde victime payait de sa propre poche pour les soins de son fils. Selon des témoignages, le chauffeur aurait été pourchassé, appréhendé et battu à sang au jardin public de la ville par des hommes en uniforme. Fort heureusement, l’intervention des habitants du quartier aurait permis d’éviter le pire. Au final, il aurait trouvé refuge au domicile d’un particulier, avant de s’en fuir à nouveau.

Visiblement agacés et révoltés par ‘’les interminables tracasseries policières, en cours dans la ville’’, ainsi que par ‘’la brutalité de la scène’’, des centaines de jeunes gens furieux ont décidé d’en découdre avec les policiers. Résultat, un véhicule de type 4×4 appartenant au GMI a été entièrement saccagé par les manifestants en colère. Pendant ce temps, le préfet de police arrivé illico tentait, tant bien que mal, de ramener le calme. 


Comme une traînée de poudre, la nouvelle s’est vite répandue dans la ville. Devant la colère qui montait crescendo, Koné Hiliassou, maire de Bondoukou et Nanan Adou Bibi 2, chef de la province Pinango ont entrepris de rencontrer les manifestants, en début de soirée, au quartier Zanzan afin de les dissuader. Une autre rencontre est prévue ce lundi 20 avril à la mairie de Bondoukou. 

Alfred Zeus.

Soulèvement des populations contre les policiers à Bondoukou.
Soulèvement des populations contre les policiers à Bondoukou.
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